BICI-bambou (Masaya2)
Olivier - Géraldine - Amalia - Esteban - Gaspard et Ludovic

Grèce

De Igoumenitsa à Kalambaka

Nous débarquons du ferry à la tombée de la nuit. On remonte le tout et on rejoint au plus vite le camping. Une horde de moustique nous accompagne et nous dévore. A peine arrivés en Grèce, Esteban dit : "Voilà, on est en voyage, la Grèce a l'odeur de la Grèce. C'est une autre odeur que la Suisse. L'Italie avait la même odeur que la Suisse mais là, c'est différent." Pas besoin de sac à viande pour la nuit, nous dormons avec le moins de vêtement possible tant la chaleur est lourde. Nous profitons d'une journée à la mer avant de rejoindre les montagnes pour traverser la Grèce. Le 1er col est parfait en tout point : quasi aucun véhicule, des jolis lacets, le chant des criquets et l'odeur des pins. On se régale. On s'arrête à quelques petits troquets villageois pour nous rafraichir. La barrière de la langue est bien là. On ne connait rien du grec. On tente d'apprendre les lettres à certains panneaux de signalisations qui indiquent les 2 écritures. Au début, on tente de dire bonjour et merci (kalimera et efkaristo) mais on a l'impression que notre accent doit être très mauvais… Petit à petit, on y parvient toutefois. Nous enchaînons ensuite les cols. Avec à chaque fois uniquement 1 ou 2 véhicules de rencontrés. Nous empruntons parfois des routes désaffectées avec quelques craintes qu'elles aillent vraiment jusqu'au bout et qu'un éboulement ne stoppe pas notre descente et nous impose de tout remonter. Nous passons par la petite bourgade de Metsovo, au flanc de la montagne, connue des indigènes pour ses stations de ski. Là encore, superbe col qui nous amène à 1'705m. Les jeunes sont vraiment top, ils parcourent les cols avec plaisir et sont super positifs. Lors de la descente, 1ère crevaison pour Ludo. Olive est devant, difficile de le contacter avant qu'il ne descende trop et c'est lui qui a le kit de réparation… Il remonte donc environ 3 km une fois que nous avons pu le joindre. La réparation a dû se faire à 2 reprises, en cause, un simple bout de métal. Nous croisons le 1er cyclo-voyageur, un athénien. Sa 1ère question sera : Y a-t-il des chiens sur la route ? On voit que cette crainte est vraiment commune à tous les voyageurs à vélo.

Les chiens et le voyage à vélo

Une crainte lorsque nous nous trouvons dans certaines régions. Nous avons pu l'expérimenter en Amérique du Sud… Des chiens gardant des territoires courant à nos trousses en nous apercevant. J'en avais également fait la fâcheuse expérience en arrivant à Cusco avec un molosse qui n'avait pas manquer mon mollet. Donc, depuis, le stress nous gagne lorsqu'on entend des chiens aboyer. David C., qui avait voyagé à vélo durant 3 ans, nous a mis en garde contre les chiens qui gardent les troupeaux en Turquie. Il s'était à plusieurs reprises retrouvé face à 5-6-7 gros chiens peu sympathiques. Ne surtout pas les regarder dans les yeux pour ne pas les défier, avancer gentiment. On se prépare donc gentiment à ces éventuelles rencontres. Nous savons par contre qu'en Asie, les chiens ont une toute autre attitude. En tous cas ceux que nous avions croisés. Apathiques, couchés au sol, ils n'ouvrent souvent même pas les yeux lorsque nous nous arrêtons proche d'eux, ça nous va bien…

Arrivée à Kalambaka

De loin, nous apercevons les Météores. Nous nous y approchons et la vue est impressionnante. Ces pitons rocheux s'élèvent dans le ciel laissant place à la magie. On en a plein les yeux. Nous logeons 3 nuits à leurs pieds, se délectant sans cesse de leur beauté. "Les nerfs se changent en air Flottant autour des météores"

Les Météores (par Amalia)

Les Météores sont des formations géologiques dans la vallée du Pénée, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture). Selon la mythologie, le mot Météore désigne "des rochers envoyés du Ciel". Ce sont en réalité des pitons rocheux provenant de l'érosion du plissement et du soulèvement de la roche. Dans ces roches sont construits, perchés, des monastères chrétiens orthodoxes : "les monastères suspendus au ciel". Aujourd'hui la majorité des monastères sont tombés en ruine, il n'en reste que 6 actuellement entretenus par les moines et les nones qui y habitent Nous avons visité : - Le Grand Météore qui se trouve être le plus grand et le plus ancien. Il est également l'unique à avoir toujours été occupé depuis sa création. - Le monastère de Varlaam qui surplombe une gorge impressionnante. Leurs églises sont énormément décorées. Après la visite de ce lieu rempli de magie, comme arrêté dans le temps, nous reprenons la route dans les montagnes en enchaînant les cols. Les échanges avec les locaux se font principalement en allemand. Parfois, le repas de midi pris dans un petit village dans une montée de col nous est offert. Bien que nous soyons gênés et que nous refusions, nous n'avons pas le dessus. Nous ne croisons quasiment aucun véhicule sur les routes que nous empruntons. Crevaisons sur crevaisons… Alors que nous n'avions pas crevé une seule fois en 13 mois lors de notre dernier voyage, les pneus Surly que nous avons nous font expérimenter tout l'inverse. C'est presque à chaque étape que nous devons prendre le temps de réparer les pneus souvent touchés par une petite épine. Pour éviter que cela se poursuive, nous avons décidé de les changer au fur et à mesure (pas tout de suite cependant) pour remettre des Schwalbe, valeur sûre… (Pour les cyclovoyageurs qui recherchent + d'infos sur les étapes, kilométrage et dénivelé, il faut voir sur Polarsteps.) De plus, sous le poids de nos bagages, les pieds des vélos lâchent les uns après les autres. Olivier en a fait parvenir des nouveaux que nous récupérons lors d’une halte en bord de mer. Amalia et Géraldine peuvent donc bénéficier d'un nouveau pied double, tant apprécié et pratique, une fois de plus, déjà testé et valeur sûre. Ludo qui a l’ancien vélo de voyage d’Olivier n’a pas ce problème. Son pied est déjà un double et tient. Les changements se feront également pour Olivier et Esteban mais en Turquie. Le Mont Olympe (par Esteban) Le Mont Olympe est la plus haute montagne de Grèce. Elle atteint 2'917 mètres. L'Olympe est un parc naturel où on pratique l'alpinisme l'été et le ski en hiver. Selon la mythologie grecque le Mont Olympe est l'endroit où se sont installés les dieux et les déesses, où ils faisaient la fête et contemplaient les hommes. Zeus s'y est installé avec 11 autres dieux après avoir détrôné son père Cronos. Les 12 dieux qui séjournent sur le Mont Olympe sont dits les dieux Olympiens. Ils sont : - Zeus : roi des dieux, dieu du ciel et de la foudre - Aphrodite : déesse de la beauté, de l'amour - Apollon : dieu de la raison, des arts, de la musique et de la poésie, de la guérison - Arès : dieu de la guerre - Artémis : déesse de la nature sauvage et de la chasse - Athéna : déesse de la sagesse, de la guerre - Déméter : déesse de la terre cultivée, de l'agriculture - Dionysos : dieu de la vigne - Héphaïstos : dieu du feu - Héra : déesse du mariage, de la vie, de la famille - Hermès : messager des dieux, protecteur des voyageurs, des commerçants. C'est lui qui conduit les morts vers les Enfers. - Poséidon : dieu de la mer Retour à la mer Nous quittons les montagnes pour découvrir le bord de mer et profiter de quelques plages. Le dimanche, les plages sont prises d'assaut. Les grecques viennent s'y baigner et profiter de se prélasser sur des transats et de la musique très souvent mise à coin. Les autres jours, tout redevient calme. Nous arrivons après quelques étapes à Thessalonique. Thessalonique (par Ludovic) Thessalonique, 2ème ville du pays et capitale de la «Grèce du Nord», se distingue par la richesse de ses monuments byzantins Nord et paléochrétiens, ainsi que par sa ville haute entourée de murailles, qui sont autant d'atouts pour tenir la dragée haute à Athènes (toutes proportions gardées) en termes d'offre culturelle. Quant à la Macédoine, elle compte de nombreux sites archéologiques d'un intérêt majeur, au plus haut rang desquels Vergina et ses tombeaux des rois de Macédoine. La plupart des cités antiques de la région témoignent de la puissance de ce royaume de Macédoine, dirigé par Philippe II, dont le fils, Alexandre le Grand, s'intéressa rapidement plus aux conquêtes extérieures qu'à ce «petit» royaume qui ne suffisait plus à ses ambitions. De site en site, à l'ouest et à l'est de Thessalonique, on va ainsi retrouver ces fortes personnalités macédoniennes, tenues par nombre d'Athéniens de l'Antiquité pour des « Barbares », mais qui ont porté la grandeur de l'hellénisme aux frontières du monde connu à l'époque. Enfin, la Grèce du Nord, c'est aussi des sites naturels de toute beauté le Mont Olympe, le mont Athos), des plages (Chalcidique, ile de Thassos) et beaucoup d'autres richesses. Le départ de Thessalonique se fait sous une météo instable. Nous roulons avec des orages autour de nous. Nous les évitons à chaque fois en nous réfugiant dans un petit troquet de village. Des trombes d'eau se déversent alors et des coups de tonnerre résonnent violemment autour de nous. Nous sommes heureux d'être à l'abri accompagnés de certains villageois. Rentrée scolaire C'est au bord de la mer que nous passons le 25 août, jour de rentrée scolaire en Suisse. Nous pensons à toutes celles et ceux qui reprennent le chemin de l'école et aux enseignant-e-s et directions qui elles-eux ont déjà repris depuis un moment. La rentrée scolaire en Grèce aura lieu plus tard, vers le 15 septembre. De notre côté, nous avons décidé de profiter encore de ces moments et de couper la poire en deux, entre la rentrée suisse et la rentrée grecque. Nous reprendrons donc les cours avec les enfants au début septembre. En approche de la frontière turque Nous arrivons à Porto Vistonis, petit village presque fantôme. Nous rejoignons une vieille caravane installée entre la mer et le lac. Seul le chien est resté sur place, le propriétaire doit être certainement parti pour vendre le fruit de ses appâts. En effet, après observation du lieu nous trouvons des pièges à crabes et à poissons, des éprouvettes, le tout laissé en libre accès, presque abandonné. Seul le chien et le cadenas installé à la caravane nous font comprendre que le lieu est toujours habité. Les jeunes en profitent pour tenter d'attraper des crabes énormes mais très rapides qui nagent en pleine eaux. Spectacle majestueux. Ludo parvient à en attraper un après plusieurs tentative mais le crabe s'échappe dès qu'il relève l'épuisette à l'air. Nous restons un bon moment profitant de cet endroit qui pourrait être qualifié de… glauque, avec tout ce qui traîne aux alentours. Cependant ce moment est top. Lors de l'étape suivante qui nous mène à Makri, près d'Alexandroupoli, nous nous arrêtons dans une toute petite station service pour refaire le plein de boisson. La patronne nous demande en grecque si nous nous dirigeons vers la Turquie (nous ne parlons toujours pas le grecque mais entendre le mot Turkia nous oriente ;-). Elle nous répond alors un Ohhhhh en tapant sa main sur sa tête. Cela veut certainement dire : comme vous en avez de la chance ! Nous traversons des champs de coton. On s'y arrête, on observe, on touche les fleurs, on les sent. Première fois pour tous que nous voyons de tels champs. Nous profitons de cet instant.

Préparation de rencontres non souhaitées en Turquie

Nous avons entendu parlé des Kangals turques. Ces chiens dont on parlera sur la page de Turquie, nous les craignons très fortement. Nous élaborons donc des stratégies pour s'en protéger au maximum : - Protéger la charrette de Gaspard qui est en première ligne et sans aucune manière de se défendre avec des filets - Rouler en groupe (et non plus en plusieurs équipes) - S'arrêter à l'approche d'un kangal et marcher (et non plus poursuivre à faible allure ou foncer ventre à terre) - Mettre le vélo entre le chien et nous (afin qu'il morde dans les sacoches au lieu de nos mollets… - Ne pas les regarder dans les yeux (ça les excite, se sentant dominés) - Ne jamais leur tourner le dos (des attaques de cyclos se sont alors produites) - Ne pas crier de peur mais leur parler fort et fermement - Utiliser les ultra-sons (que nous avons déjà testés et qui fonctionnent de manière très aléatoire) - Jeter de l'eau si toutes les autres options ne fonctionnent pas - Prier On espère donc en faire tout un foin pour rien… Nous nous réjouissons de découvrir la Turquie qu’aucun de nous connaît. Nous avons beaucoup à apprendre. Suite du voyage, abandon de certains rêves et acceptation de choses que l’on souhaitait éviter Pour cette nouvelle aventure à vélo, nous avons dû abandonner plusieurs rêves que nous avions : - Ne pas prendre d'avion : Nous avions comme objectif de départ de partir et revenir à vélo. Cependant, plusieurs obstacles vont nous obliger à revoir cet objectif… - Rejoindre la Mongolie avec le transsibérien : impossible avec la situation actuelle en Russie et les démarches administratives, nous verrons si nous pourrons le faire + tard… - Quitter la Turquie pour l'Iran : Ahhh découvrir l'Iran à vélo, un rêve ! Cependant, nous avons décidé à contre cœur de ne pas y aller à présent. La situation n'est à notre regard pas suffisamment stable pour s'y rendre à vélo avec une famille. A 2 on y serait allé mais là, après avoir bien étudié, il est encore un peu trop tôt avec toute une tribu. Nous serons donc confrontés à l'arrivée de l'hiver et au blocus d'entrée de certains pays. La seule porte de sortie actuelle était un vol. Nous avons donc décidé de nous rendre début novembre directement en Asie du Sud Est pour poursuivre. Et là, les demandes de visas sont nécessaires (sauf pour la Thaïlande mais comme nous allons y rester plus d'un mois, un visa est obligatoire). Nous nous lançons dans les démarches pour faire une demande de e-visa, en ligne donc. De nombreux documents sont nécessaires. Ce qui nous réjouit dans cette perspective c'est que les grands-parents d’Ama, Este et Gasp nous rejoindrons pour vivre un mois avec nous. Nous retrouverons également Mél et Tom qui seront au même moment, au même endroit. Retrouvailles en perspective.

Ecologie

Nous ne nous permettons absolument pas de faire une catégorisation générale du pays, nous rapportons simplement ce que nous observons au bord des routes que nous empruntons et des endroits que nous traversons. Ces remarques ne sont donc pas à prendre comme une généralité du pays. Beaucoup de déchets jonchent les routes que nous traversons bien qu'une loi sur la protection de la nature est ancrée depuis 1931. Gaspard en est le 1er spectateur et nous le dit. Des bouteilles PET à foison, des plastiques, des canettes… On en profite pour remercier tous les cantonniers suisses qui font un travail extraordinaire ! On se rend compte de l'importance de l'éducation à l'écologie. Chez nous, de nombreux coups de balai sont organisés et se sont souvent les enfants qui ramassent les déchets des adultes. Tous les produits bios, souvent difficiles à trouver à part dans les grands supermarchés, sont emballés avec du plastique. Notre mode de fonctionnement en prend un coup : aucun tri, tout est mis dans le même sac poubelle : papier, canettes de bière, bouteille de vin… Stefanos qui nous a logé nous indique que la Grèce a actuellement d'autres soucis que le tri des déchets. Difficile avec notre mode de fonctionnement suisse et notre conception du zéro déchet... On refuse systématiquement les sacs plastiques qui sont donnés automatiquement après tout achat. Mais mettre une bouteille de vin dans une poubelle, ça nous parait impensable. Point positif, toutes les maisons (ou presque) sont équipées de chauffe-eau solaire. Un programme de subventionnement est d'ailleurs en place. De plus, la Grèce porte un soin particulier à la préservation de la biodiversité et de la nature.

Plats dégustés

Moussaka : Mélange en couches d’aubergine, d’agneau haché, de pommes de terre et d’oignons. Souvlaki : grande brochette de viande Spetsofaï : saucisses de pays (épicées) en morceaux et aux poivrons. Plat régional, spécialité du Pélion. Végétarien : Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de l’huile d’olive et de l'aneth. Briam : pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates Yémista : tomate et poivron farcis avec du riz (appelés aussi orphana car… orphelins de la viande…) Metsovone : fromage fumé de Metsovo (qui ressemble fortement au fromage fumé pour la raclette chez nous) Dolma : feuilles de vigne farcies de riz
BICI-bambou (Masaya 2)
Olivier - Géraldine - Amalia - Esteban - Gaspard et Ludovic

Grèce

De Igoumenitsa à Kalambaka

Nous débarquons du ferry à la tombée de la nuit. On remonte le tout et on rejoint au plus vite le camping. Une horde de moustique nous accompagne et nous dévore. Pas besoin de sac à viande pour la nuit, nous dormons avec le moins de vêtement possible tant la chaleur est lourde. Nous profitons d'une journée à la mer avant de rejoindre les montagnes pour traverser la Grèce. Le 1er col est parfait en tout point : quasi aucun véhicule, des jolis lacets, le chant des criquets et l'odeur des pins. On se régale. On s'arrête à quelques petits troquets villageois pour nous rafraichir. La barrière de la langue est bien là. On ne connait rien du grec. On tente d'apprendre les lettres à certains panneaux de signalisations qui indiquent les 2 écritures. Au début, on tente de dire bonjour et merci (kalimera et efkaristo) mais on a l'impression que notre accent doit être très mauvais… Petit à petit, on y parvient toutefois. Nous enchaînons ensuite les cols. Avec à chaque fois uniquement 1 ou 2 véhicules de rencontrés. Nous empruntons parfois des routes désaffectées avec quelques craintes qu'elles aillent vraiment jusqu'au bout et qu'un éboulement ne stoppe pas notre descente et nous impose de tout remonter. Nous passons par la petite bourgade de Metsovo, au flanc de la montagne, connue des indigènes pour ses stations de ski. Là encore, superbe col qui nous amène à 1'705m. Les jeunes sont vraiment top, ils parcourent les cols avec plaisir et sont super positifs. Lors de la descente, 1ère crevaison pour Ludo. Olive est devant, difficile de le contacter avant qu'il ne descende trop et c'est lui qui a le kit de réparation… Il remonte donc environ 3 km une fois que nous avons pu le joindre. La réparation a dû se faire à 2 reprises, en cause, un simple bout de métal. Nous croisons le 1er cyclo-voyageur, un athénien. Sa 1ère question sera : Y a-t-il des chiens sur la route ? On voit que cette crainte est vraiment commune à tous les voyageurs à vélo.

Les chiens et le voyage à vélo

Une crainte lorsque nous nous trouvons dans certaines régions. Nous avons pu l'expérimenter en Amérique du Sud… Des chiens gardant des territoires courant à nos trousses en nous apercevant. J'en avais également fait la fâcheuse expérience en arrivant à Cusco avec un molosse qui n'avait pas manquer mon mollet. Donc, depuis, le stress nous gagne lorsqu'on entend des chiens aboyer. David C., qui avait voyagé à vélo durant 3 ans, nous a mis en garde contre les chiens qui gardent les troupeaux en Turquie. Il s'était à plusieurs reprises retrouvé face à 5-6-7 gros chiens peu sympathiques. Ne surtout pas les regarder dans les yeux pour ne pas les défier, avancer gentiment. On se prépare donc gentiment à ces éventuelles rencontres. Nous savons par contre qu'en Asie, les chiens ont une toute autre attitude. En tous cas ceux que nous avions croisés. Apathiques, couchés au sol, ils n'ouvrent souvent même pas les yeux lorsque nous nous arrêtons proche d'eux, ça nous va bien…

Arrivée à Kalambaka

De loin, nous apercevons les Météores. Nous nous y approchons et la vue est impressionnante. Ces pitons rocheux s'élèvent dans le ciel laissant place à la magie. On en a plein les yeux. Nous logeons 3 nuits à leurs pieds, se délectant sans cesse de leur beauté. "Les nerfs se changent en air Flottant autour des météores"

Les Météores (par Amalia)

Les Météores sont des formations géologiques dans la vallée du Pénée, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture). Selon la mythologie, le mot Météore désigne "des rochers envoyés du Ciel". Ce sont en réalité des pitons rocheux provenant de l'érosion du plissement et du soulèvement de la roche. Dans ces roches sont construits, perchés, des monastères chrétiens orthodoxes : "les monastères suspendus au ciel". Aujourd'hui la majorité des monastères sont tombés en ruine, il n'en reste que 6 actuellement entretenus par les moines et les nones qui y habitent Nous avons visité : - Le Grand Météore qui se trouve être le plus grand et le plus ancien. Il est également l'unique à avoir toujours été occupé depuis sa création. - Le monastère de Varlaam qui surplombe une gorge impressionnante. Leurs églises sont énormément décorées. Après la visite de ce lieu rempli de magie, comme arrêté dans le temps, nous reprenons la route dans les montagnes en enchaînant les cols. Les échanges avec les locaux se font principalement en allemand. Parfois, le repas de midi pris dans un petit village dans une montée de col nous est offert. Bien que nous soyons gênés et que nous refusions, nous n'avons pas le dessus. Nous ne croisons quasiment aucun véhicule sur les routes que nous empruntons. Crevaisons sur crevaisons… Alors que nous n'avions pas crevé une seule fois en 13 mois lors de notre dernier voyage, les pneus Surly que nous avons nous font expérimenter tout l'inverse. C'est presque à chaque étape que nous devons prendre le temps de réparer les pneus souvent touchés par une petite épine. Pour éviter que cela se poursuive, nous avons décidé de les changer au fur et à mesure (pas tout de suite cependant) pour remettre des Schwalbe, valeur sûre… (Pour les cyclovoyageurs qui recherchent + d'infos sur les étapes, kilométrage et dénivelé, il faut voir sur Polarsteps.) De plus, sous le poids de nos bagages, les pieds des vélos lâchent les uns après les autres. Olivier en a fait parvenir des nouveaux que nous récupérons lors d’une halte en bord de mer. Amalia et Géraldine peuvent donc bénéficier d'un nouveau pied double, tant apprécié et pratique, une fois de plus, déjà testé et valeur sûre. Ludo qui a l’ancien vélo de voyage d’Olivier n’a pas ce problème. Son pied est déjà un double et tient. Les changements se feront également pour Olivier et Esteban mais en Turquie. Le Mont Olympe (par Esteban) Le Mont Olympe est la plus haute montagne de Grèce. Elle atteint 2'917 mètres. L'Olympe est un parc naturel où on pratique l'alpinisme l'été et le ski en hiver. Selon la mythologie grecque le Mont Olympe est l'endroit où se sont installés les dieux et les déesses, où ils faisaient la fête et contemplaient les hommes. Zeus s'y est installé avec 11 autres dieux après avoir détrôné son père Cronos. Les 12 dieux qui séjournent sur le Mont Olympe sont dits les dieux Olympiens. Ils sont : - Zeus : roi des dieux, dieu du ciel et de la foudre - Aphrodite : déesse de la beauté, de l'amour - Apollon : dieu de la raison, des arts, de la musique et de la poésie, de la guérison - Arès : dieu de la guerre - Artémis : déesse de la nature sauvage et de la chasse - Athéna : déesse de la sagesse, de la guerre - Déméter : déesse de la terre cultivée, de l'agriculture - Dionysos : dieu de la vigne - Héphaïstos : dieu du feu - Héra : déesse du mariage, de la vie, de la famille - Hermès : messager des dieux, protecteur des voyageurs, des commerçants. C'est lui qui conduit les morts vers les Enfers. - Poséidon : dieu de la mer Retour à la mer Nous quittons les montagnes pour découvrir le bord de mer et profiter de quelques plages. Le dimanche, les plages sont prises d'assaut. Les grecques viennent s'y baigner et profiter de se prélasser sur des transats et de la musique très souvent mise à coin. Les autres jours, tout redevient calme. Nous arrivons après quelques étapes à Thessalonique. Thessalonique (par Ludovic) Thessalonique, 2ème ville du pays et capitale de la «Grèce du Nord», se distingue par la richesse de ses monuments byzantins Nord et paléochrétiens, ainsi que par sa ville haute entourée de murailles, qui sont autant d'atouts pour tenir la dragée haute à Athènes (toutes proportions gardées) en termes d'offre culturelle. Quant à la Macédoine, elle compte de nombreux sites archéologiques d'un intérêt majeur, au plus haut rang desquels Vergina et ses tombeaux des rois de Macédoine. La plupart des cités antiques de la région témoignent de la puissance de ce royaume de Macédoine, dirigé par Philippe II, dont le fils, Alexandre le Grand, s'intéressa rapidement plus aux conquêtes extérieures qu'à ce «petit» royaume qui ne suffisait plus à ses ambitions. De site en site, à l'ouest et à l'est de Thessalonique, on va ainsi retrouver ces fortes personnalités macédoniennes, tenues par nombre d'Athéniens de l'Antiquité pour des « Barbares », mais qui ont porté la grandeur de l'hellénisme aux frontières du monde connu à l'époque. Enfin, la Grèce du Nord, c'est aussi des sites naturels de toute beauté le Mont Olympe, le mont Athos), des plages (Chalcidique, ile de Thassos) et beaucoup d'autres richesses. Le départ de Thessalonique se fait sous une météo instable. Nous roulons avec des orages autour de nous. Nous les évitons à chaque fois en nous réfugiant dans un petit troquet de village. Des trombes d'eau se déversent alors et des coups de tonnerre résonnent violemment autour de nous. Nous sommes heureux d'être à l'abri accompagnés de certains villageois. Rentrée scolaire C'est au bord de la mer que nous passons le 25 août, jour de rentrée scolaire en Suisse. Nous pensons à toutes celles et ceux qui reprennent le chemin de l'école et aux enseignant-e-s et directions qui elles-eux ont déjà repris depuis un moment. La rentrée scolaire en Grèce aura lieu plus tard, vers le 15 septembre. De notre côté, nous avons décidé de profiter encore de ces moments et de couper la poire en deux, entre la rentrée suisse et la rentrée grecque. Nous reprendrons donc les cours avec les enfants au début septembre. En approche de la frontière turque Nous arrivons à Porto Vistonis, petit village presque fantôme. Nous rejoignons une vieille caravane installée entre la mer et le lac. Seul le chien est resté sur place, le propriétaire doit être certainement parti pour vendre le fruit de ses appâts. En effet, après observation du lieu nous trouvons des pièges à crabes et à poissons, des éprouvettes, le tout laissé en libre accès, presque abandonné. Seul le chien et le cadenas installé à la caravane nous font comprendre que le lieu est toujours habité. Les jeunes en profitent pour tenter d'attraper des crabes énormes mais très rapides qui nagent en pleine eaux. Spectacle majestueux. Ludo parvient à en attraper un après plusieurs tentative mais le crabe s'échappe dès qu'il relève l'épuisette à l'air. Nous restons un bon moment profitant de cet endroit qui pourrait être qualifié de… glauque, avec tout ce qui traîne aux alentours. Cependant ce moment est top. Lors de l'étape suivant qui nous mène à Makri, près d'Alexandroupoli, nous nous arrêtons dans une toute petite station service pour refaire le plein de boisson. La patronne nous demande en grecque si nous nous dirigeons vers la Turquie (nous ne parlons toujours pas le grecque mais entendre le mot Turkia nous oriente ;-). Elle nous répond alors un Ohhhhh en tapant sa main sur sa tête. Cela veut certainement dire : comme vous en avez de la chance ! Nous traversons des champs de coton. On s'y arrête, on observe, on touche les fleurs, on les sent. Première fois pour tous que nous voyons de tels champs. Nous profitons de cet instant.

Préparation de rencontres non souhaitées en

Turquie

Nous avons entendu parlé des Kangals turques. Ces chiens dont on parlera sur la page de Turquie, nous les craignons très fortement. Nous élaborons donc des stratégies pour s'en protéger au maximum : - Protéger la charrette de Gaspard qui est en première ligne et sans aucune manière de se défendre avec des filets - Rouler en groupe (et non plus en plusieurs équipes) - S'arrêter à l'approche d'un kangal et marcher (et non plus poursuivre à faible allure ou foncer ventre à terre) - Mettre le vélo entre le chien et nous (afin qu'il morde dans les sacoches au lieu de nos mollets… - Ne pas les regarder dans les yeux (ça les excite, se sentant dominés) - Ne jamais leur tourner le dos (des attaques de cyclos se sont alors produites) - Ne pas crier de peur mais leur parler fort et fermement - Utiliser les ultra-sons (que nous avons déjà testés et qui fonctionnent de manière très aléatoire) - Jeter de l'eau si toutes les autres options ne fonctionnent pas - Prier On espère donc en faire tout un foin pour rien… Nous nous réjouissons de découvrir la Turquie qu’aucun de nous connaît. Nous avons beaucoup à apprendre. Suite du voyage, abandon de certains rêves et acceptation de choses que l’on souhaitait éviter Pour cette nouvelle aventure à vélo, nous avons dû abandonner plusieurs rêves que nous avions : - Ne pas prendre d'avion : Nous avions comme objectif de départ de partir et revenir à vélo. Cependant, plusieurs obstacles vont nous obliger à revoir cet objectif… - Rejoindre la Mongolie avec le transsibérien : impossible avec la situation actuelle en Russie et les démarches administratives, nous verrons si nous pourrons le faire + tard… - Quitter la Turquie pour l'Iran : Ahhh découvrir l'Iran à vélo, un rêve ! Cependant, nous avons décidé à contre cœur de ne pas y aller à présent. La situation n'est à notre regard pas suffisamment stable pour s'y rendre à vélo avec une famille. A 2 on y serait allé mais là, après avoir bien étudié, il est encore un peu trop tôt avec toute une tribu. Nous serons donc confrontés à l'arrivée de l'hiver et au blocus d'entrée de certains pays. La seule porte de sortie actuelle était un vol. Nous avons donc décidé de nous rendre début novembre directement en Asie du Sud Est pour poursuivre. Et là, les demandes de visas sont nécessaires (sauf pour la Thaïlande mais comme nous allons y rester plus d'un mois, un visa est obligatoire). Nous nous lançons dans les démarches pour faire une demande de e-visa, en ligne donc. De nombreux documents sont nécessaires. Ce qui nous réjouit dans cette perspective c'est que les grands-parents d’Ama, Este et Gasp nous rejoindrons pour vivre un mois avec nous. Nous retrouverons également Mél et Tom qui seront au même moment, au même endroit. Retrouvailles en perspective.

Ecologie

Nous ne nous permettons absolument pas de faire une catégorisation générale du pays, nous rapportons simplement ce que nous observons au bord des routes que nous empruntons et des endroits que nous traversons. Ces remarques ne sont donc pas à prendre comme une généralité du pays. Beaucoup de déchets jonchent les routes que nous traversons bien qu'une loi sur la protection de la nature est ancrée depuis 1931. Gaspard en est le 1er spectateur et nous le dit. Des bouteilles PET à foison, des plastiques, des canettes… On en profite pour remercier tous les cantonniers suisses qui font un travail extraordinaire ! On se rend compte de l'importance de l'éducation à l'écologie. Chez nous, de nombreux coups de balai sont organisés et se sont souvent les enfants qui ramassent les déchets des adultes. Tous les produits bios, souvent difficiles à trouver à part dans les grands supermarchés, sont emballés avec du plastique. Notre mode de fonctionnement en prend un coup : aucun tri, tout est mis dans le même sac poubelle : papier, canettes de bière, bouteille de vin… Stefanos qui nous a logé nous indique que la Grèce a actuellement d'autres soucis que le tri des déchets. Difficile avec notre mode de fonctionnement suisse et notre conception du zéro déchet... On refuse systématiquement les sacs plastiques qui sont donnés automatiquement après tout achat. Mais mettre une bouteille de vin dans une poubelle, ça nous parait impensable. Point positif, toutes les maisons (ou presque) sont équipées de chauffe-eau solaire. Un programme de subventionnement est d'ailleurs en place. De plus, la Grèce porte un soin particulier à la préservation de la biodiversité et de la nature.

Plats dégustés

Moussaka : Mélange en couches d’aubergine, d’agneau haché, de pommes de terre et d’oignons. Souvlaki : grande brochette de viande Spetsofaï : saucisses de pays (épicées) en morceaux et aux poivrons. Plat régional, spécialité du Pélion. Végétarien : Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de l’huile d’olive et de l'aneth. Briam : pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates Yémista : tomate et poivron farcis avec du riz (appelés aussi orphana car… orphelins de la viande…) Metsovone : fromage fumé de Metsovo (qui ressemble fortement au fromage fumé pour la raclette chez nous) Dolma : feuilles de vigne farcies de riz