C'est
seulement en 1911 sur les flancs du Machu Picchu (le vieux pic, en
quechua) à 2350 m d'altitude, que furent découvertes des ruines précolombiennes alors
dissimulées par la végétation. Depuis sa découverte,
cette cité étagée sur plusieurs terrasses, qui surplombe les gorges
du Rio Urubamba du sommet d'une montagne abrupte, a gardé un profond
mystère. Il semble en effet que, même au temps de l'Empire inca, l'accès
en était réservé à quelques élus. Il s'agissait vraisemblablement
d'un sanctuaire.
Il
aurait été construit par les Incas, à l'époque du règne de Pachacútec
(1438-1471). Mais rien n'est sûr quant à ses origines.
Les Espagnols n'ont jamais atteint la cité, puisqu'ils n'en avaient pas
entendu parler. Le fait que la cité soit restée cachée durant toutes
ces années a contribué au mystère qui l'entoure.
Le Machu Picchu abritait des prêtres, des hauts fonctionnaires,
des domestiques, des artisans, et surtout des acclas,
ces vierges consacrées au service du dieu Soleil.
Le destin des habitants de cette ville nous demeure inconnu. La cité ne
fut pas découverte par les Espagnols car du bas de la vallée, le site
est pratiquement invisible.
Les Incas n'ont laissé aucune indication pour expliquer la disparition
de ses occupants.
Les fouilles effectuées sur le site n'ont fait qu'épaissir le mystère.
On y a trouvé de nombreux squelettes dont cent cinquante de femmes,
mais aucun objet en or. |

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Certaines constructions du Machu Picchu comptaient un étage et possédaient à l'origine
un toit de chaume. La précision avec laquelle les pierres des
édifices furent taillées et ajustées est vraiment
impressionnante.
Au bas de la ville, dans
le quartier des prisons, se dresse la pierre du Condor, autel
plat en forme de condor. On suppose que des sacrifices y étaient
pratiqués et que le petit canal percé à hauteur
de la tête permettait l'écoulement du sang des victimes.
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